• Epic: La Bataille du Royaume...

    Bonjour, bonsoir à tous!

    Dans peu de temps, je devrais me concentrer intensément sur mes révisions. Eh oui, 1ère ES oblige, je dois subir les épreuves anticipées de Sciences et de Français. Les écrits se passent le 19 et 21 juin, et toute cette torture se terminera enfin le 1er juillet, lors de l'oral de français. Bref, tout cela pour vous annoncer que je serai peu présente durant cette période de révision, qui commence dans dix minutes pour moi, montre en main :)

    Mais aujourd’hui, je vais surtout vous parler des Blues Sky Studios, studios de production de films d'animation. Vous avez tous vu (ou comme moi, vu et revu ♥) le pétillant Rio (2011) ou bien les quatre excellents L'Âge de Glace (2002, 2006, 2009, 2012)? Eh bien, alors que la suite de Rio est en production pour une sortie prévue en 2014, le dernier né des Studios Blue Sky a vu le jour ce 22 mai 2013: Epic, la Bataille du Royaume Secret.

    Epic est un film d'animation américain, réalisé par Chris Wedge (L'Âge de Glace, Robots), sorti en France en 2013. Il s'inspire du roman pour enfant The Leaf and the Brave Good Bugs, littéralement: Les Hommes-Feuilles et les Bons et Courageux Insectes, écrit par William Joyce. 

    Il raconte l'histoire d'une jeune fille qui                                               

    s'aventure dans un royaume secret, où elle vient en aide à des créatures fantaisistes et colorées, afin de sauver leur monde. Ceci constitue la base primaire du scénario de Epic, dont je vous propose de lire le synopsis:

    L'histoire d'une guerre insoupçonnable qui fait rage autour de nous. Lorsqu'une adolescente se retrouve plongée par magie dans cet univers caché, elle doit s'allier à un groupe improbable de personnages singuliers et pleins d'humour afin de sauver leur monde... et le nôtre. 

     

    PARTIE I: LE FOND

    C'est l'histoire de Mary Kate, une jeune fille qui... stop, ça ne va pas du tout. Déjà, cette gamine, on ne sait rien d'elle dès le départ, alors qu'elle est censée être le personnage central de l'histoire. Le background de ce personnage, et même de tous les autres personnages, est absolument délaissé, fais à la va-vite. Mary Kate, donc, va découvrir un monde peuplé de créatures minuscules, les hommes-feuilles, gardiens de la forêt. On sent ici des accents de Arthur et les Minimoys ou des Minipouces; le thème du monde minuscule en parallèle du notre commence donc à perdre un peu de son éclat. Ce monde est invisible, du fait de sa fréquence infiniment plus rapide que la notre. Pour les hommes-feuilles, les ailes de colibris (leurs montures, soit-dit en passant) battent à  une vitesse  normale, et ils voient les hommes comme des géants, balourds et incroyablement lents. La Reine de ce monde doit, pour préserver sa forêt et son peuple, transmettre son pouvoir à un bourgeon, qui s'ouvrira pour le nouveau souverain. Seulement, la cérémonie est interrompue par le ô combien terrible chef des armées de-destruction-de-la-forêt-of-the-dead: Mandrake. Le sort de la forêt se retrouve entre les mains d'une humaine qui se trouvait là, et que la Reine mourante fait passer de géant à minimoy sans lui d'mander son avis. Pauvre gosse. 

    Je dois avouer que, même si c'est le scénario de la gamine qui se découvre un autre monde et doit le sauver, patati-patata, est récurrent dans pas mal de bouquins, j'ai aimé cette partie du scénario. Ca s'inscrit bien dans un cadre d'aventure, c'est déjà pas mal. Sauf que ça part mal dès le départ: le méchant veut détruire la forêt... pour le fun. Aucune raison de vengeance, de haine envers quelqu'un ou quelque autre raison un tant soit peu réaliste. "- Eh, Jim, ça te dit on crâme tout? Comme ça après on sera les rois d'un bled carbonisé." Si le fond a une espèce de vision écolo à deux ronds qui, pourtant, me touche, avec une espèce de lutte entre vie et mort au sein de la nature bien résumée aux gamins, ça ne va pas plus loin.

    Et puis on a des personnages inintéressants. Je veux dire, l'héroïne n'est absolument pas charismatique, reste finalement assez passive dans le film, et parait s'intégrer assez facilement à ce nouveau monde. Je veux dire, elle croit d'un seul coup à un monde qui, une heure auparavant, lui paraissait être un conte pour enfants, elle est à peine perturbée quand une limace se met à lui faire la conversation, et reste étrangement calme quand un mignon petit mulot se transforme soudain en BETE DEMONIAQUE DE L'ENFEEER!

    On a un ado rebelle et téméraire, dont j'ai oublié le nom tellement il m'a endormie sur mon siège par son caractère tout ce qu'il y a de plus commun. Notons que, bien sûr, il emballe Mary Kate, et que, bien sûr, la scène du baiser à la fin de cloue pile au moment où elle redevient humaine. On a aussi un duo de limace-escargot, un peu à la Timon et Pumba, avec un capital sympathie 10 fois inférieur, et bien peu amusants. Ils restent tout de même rigolos pour des enfants. On a une Reine majestueuse, sereine mais pas moins combative; et son général en chef, froid, mais qui va finir par esquisser un sourire à la fin du film. Et enfin, on a un méchant qui ne sert strictement A RIEN, comme je l'ai déjà dit.

    Alors que je m'attendais à des combats pour le moins épiques, j'ai été hyper déçue de devoir attendre la fin, pour n'avoir en fait droit qu'à un cri de guerre et trois coups de lance. L'héroïne est à peine préoccupée par son statut forcé de minimoy; on suit davantage un périple qu'une préparation de guerre; et l'histoire d'amour entre le rebelle et l'héroïne est d'un ennui assez flippant. Et puis, j'veux dire, on se balade de clichés en clichés, de blagues Carambar en morales recyclées, de personnages creux en scénarios incomplets...

    Sur le fond, ce film est très, très déçevant, surtout pour moi qui m'attendais réellement à un truc explosif, surtout de la part de Chris Wedge. Sur ce, passons à la suite.

     

    PARTIE II: LA FORME

    L'affiche que je vous met ici est, je crois, la première à avoir été publiée. Personnellement, elle me donne envie d'aller voir le film. Colorée, attirante, elle promet des graphismes éclatants. Les armures, le regard du rebelle sur le dos d'un colibri paré pour la guerre témoigne d'aventures, de combats. Cette impression de guerre est renforcée par les corbeaux et les autres colibris montés en arrière plan. Ce dernier élément exprime de plus l'unité, et donc l'harmonie, qui règne dans ce camp-ci de la forêt. Une harmonie décrite par un paysage verdoyant, un lac aux eaux cristallines, et la lumière du soleil et des lucioles. Cette belle forêt, il faudra la protéger des grands méchants en noir au même titre que la squatteuse au premier plan. Elle découvre, émerveillée, un monde nouveau, à l'image du spectateur: il est dit qu'il sera dépaysé. Sauf que, ces deux jeunes gens, ils ont beau être au premier plan de l'affiche, ils ne sont pas tant que ça au premier plan de l'histoire. On n'a en fait personne à qui se raccrocher dans le film, un fil conducteur qui rend le spectateur serein: de toute façon, il retrouvera le cours du scénario s'il s'égare sur d'autres éléments. Ce qui est, à mon sens, assez perturbant. Voilà, je crois avoir fais le tour de l'affiche :)

    Celle-ci nous promet, je l'ai dis, des couleurs superbes, et elle ne ment pas: c'est le véritable point fort de ce film. Des graphismes hauts en couleurs, doublés d'une sorte de réalisme assez épatant; des inspirations diverses, comme Le Seigneur des Anneaux (au niveau des armures), ou encore l'esprit de 1001 pattes pour "le côté obscur de la force"... J'ai beaucoup aimé l'idée des colibris: colorés, vif et agiles, ils font de parfaites montures pour les hommes-feuilles. Eux-même agiles, on les voit bondir de branches en branche, alternant saltos majestueux et chutes pathétiques. On en prend vraiment plein nos p'tites mirettes, de ce côté-ci.

    La BO de Epic a été composée par Danny Elfman, qui est notamment connus pour des BO de nombreux films à succès. On peut citer Charlie et la Chocolaterie et Alice au Pays des Merveilles (Burton), Spider-Man 2, ou encore Le Monde fantastique d'Oz, dont je vous parlerai dans un prochain article. Concernant ces musiques, rien d'extravagant ou de particulièrement captivant. Elles restent très douces la plupart du temps. C'est le style de Elfman, si je ne m'abuse. Ca a au moins l'avantage d'être soporifique de ne pas perturber le visionnage du film ^^ Je posterai à la fin de cet article un lecteur musical de l'album complet :)

    Je n'ai pas encore vu le film en VOSTFR, comme je le fais souvent après avoir vu la VF films d'animation. Je ne pourrais donc pascommenter que le travail des doubleurs français: Mélanie Laurent (Inglourious Bastereds, La Rafle) prête sa voix à Mary Kate; Jérémie Renier (Potiche, Cloclo) double le rebelle (du nom de Nod); et à la surprise générale, Garou se trouve dans le casting, derrière le personnage de la larve savante, Nim Galuu. Selon la plupart des sites de critiques où je me suis rendue (histoire d'avoir différents point de vue sur ce film) , les rédacteurs affiment que la VF est correctement calquée sur la VO. Tant mieux. Ce que je peux dire de mon côté sur le travail de ces trois doubleurs est très résumé. La voix de Mélanie Laurent passe très bien sur Mary Kate: douce et coulante, pour un personnage quasi-inexistant dans le film. J'ai senti le doublage de Nod un peu sur la retenue: tant qu'à faire un ado rebelle, autant y mettre le ton à fond, non? Et enfin, Garou... Que dire, si ce n'est qu'il a rendu le personnage d'un espèce de sage (déjà pas très intéressant à la base) encore plus insupportable? Enfin bref, pas très impressionée par ces voix, mais je suppose qu'il ne faut jamais en demander trop de ce côté-ci. En effet, les doubleurs n'ont que la voix pour faire passer leurs émotions, et aucun geste pour appuyer ce qu'il disent. Dommage quand même, quoi.

     

     

    CONCLUSION

    Bien, je crois n'avoir rien oublié sur ce que je voulais raconter à propos de ce film... Donc, résumons la situation, docteur. Le patient est creux, vide, sans travail de scénario aucun, malgré un background offrant un grand nombre de possibilités. Néanmoins, il nous offre un vrai bon moment côté graphismes. C'est presque à croire, comme je l'ai dis en sortant de la salle de ciné, "qu'ils avaient tellement payé les graphistes pour épater les spectateurs qu'ils n'avaient plus un rond pour les scénaristes". C'est un peu grossier, mais c'est comme ça que je l'ai ressenti: comme de la négligence pure et simple. Etrange, au vu des bons scénarios de Rio ou de L'Âge de Glace...

    J'attribuerais donc la note de 2/5 à ce film. Sachez que c'est presque à contre-coeur, parce que le thème me plait vraiment, à la base. Mais il y a trop de défauts pour les laisser passer. Et vous? Comment avez-vous trouvé Epic: La Bataille du Royaume Secret? Je vous laisse avec l'album de la BO du film. Sur ce, bonne journée à vous!

     

     

    Pour plus de détails sur cet album, rendez-vous sur cet article!


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